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À l’approche des élections municipales à Paris en 2026, 6t – bureau de recherche a proposé une analyse indépendante d’un levier central mais largement sous-estimé du débat public : le stationnement résidentiel. Loin d’être une mesure antisociale, l’étude montre que le dispositif actuel bénéficie principalement à une minorité de ménages motorisés, en moyenne plus aisés, tandis que la majorité des Parisiens n’en tire aucun avantage.
Dans une ville où près de 70 % des ménages ne possèdent pas de voiture, le stationnement résidentiel mobilise une part majeure de l’espace public tout en contribuant marginalement aux recettes. Hérité d’un modèle urbain ancien, il apparaît aujourd’hui socialement inéquitable et économiquement incohérent.
6t montre qu’une revalorisation ciblée du stationnement résidentiel pourrait générer jusqu’à 178 millions d’euros par an, sans hausse d’impôt, sans endettement et sans impact sur les ménages non motorisés. Ces ressources permettraient de renforcer des politiques essentielles — sécurité, propreté, qualité de l’espace public, logement — selon un principe simple et lisible : l’usage de l’espace public finance directement son amélioration.