
Vélo, trottinette, mobilités actives : dans les grandes villes françaises, ces modes connaissent un essor marqué, portés par les politiques publiques et les enjeux climatiques. Mais derrière l’image des pistes cyclables et des nouveaux usages urbains, un levier décisif reste trop souvent invisible : le stationnement.
À partir d’une enquête menée auprès des habitants des grandes agglomérations, l’étude met en lumière les pratiques réelles, les freins à l’usage et le rôle déterminant de la crainte du vol dans les arbitrages quotidiens. Difficultés de remisage à domicile, stationnement dans l’espace public, renoncements ponctuels à certains trajets : autant de facteurs qui conditionnent l’adoption et l’intensité d’usage du vélo et de la trottinette.
En replaçant le stationnement sécurisé au cœur du « système vélo », cette analyse propose un changement de regard : développer les mobilités durables ne se joue pas uniquement sur l’infrastructure de circulation, mais aussi sur la capacité à garantir sécurité, fiabilité et sérénité à chaque étape du trajet.